Une équipe internationale de chercheurs indique avoir identifié de nouveaux facteurs de prédispositions

Une équipe internationale de chercheurs indique avoir identifié de nouveaux facteurs de prédispositions génétiques associés à la sclérose en plaques. Cette fois, le nombre de gènes impliqués serait deux fois plus important.


La sclérose en plaque (SEP) est une maladie qui résulte de la destruction des gaines de myéline qui enveloppe les nerfs et permettent d’accélérer la transmission des influx nerveux. Elle touche progressivement les fibres nerveuses puis le cerveau et la moelle épinière.

Au fil du temps, le message nerveux est perturbé et différents symptômes apparaissent, notamment des troubles visuels, de la marche, du toucher, des sphincters et des difficultés à se concentrer se manifestent. Cette maladie touche essentiellement des personnes jeunes et concerne près de 2,5 millions de personnes dans le monde, dont 350.000 en Europe et 80.000 en France.

La sclérose en plaque aujourd’hui bien connue a donc donné lieu à de nombreuses recherches. La dernière en date, publiée dans la revue britannique Nature, a été menée par Bertrand Fontaine (Inserm/CNRS, Paris) qui coordonne le réseau français d'étude génétique de la SEP. Il explique qu’"après plus de 30 ans de recherche, seul un effort commun et international pouvait nous laisser espérer identifier les gènes majeurs impliqués dans la sclérose en plaques", comme ça a été le cas. En effet, les scientifiques ont analysé l’ADN de 9.772 malades dans 15 pays ainsi que celui de 17.376 personnes en bon état de santé.


29 nouveaux gènes identifiés


Cette étude a alors permis de confirmer la présence des 23 variants génétiques déjà connus comme impliqués dans la SEP. Mais mieux encore, elle a également permis de découvrir 29 autres facteurs génétiques favorisants, dont un grand nombre d’entre eux jouent un rôle dans le fonctionnement du système immunitaire et en particulier dans celui des lymphocytes T. Ces globules blancs, impliqués dans la défense contre les germes extérieurs, interviennent aussi dans l’auto-immunité, c'est-à-dire dans les phénomènes d’auto-agression de l’organisme.

Les chercheurs ont ainsi pu constater qu’un tiers des gènes identifiés dans cette recherche étaient déjà présents dans d'autres maladies auto-immunes comme la maladie de Crohn et le diabète de type 1, ce qui laisse penser qu’il existe un processus immunitaire commun à ces différentes pathologies.

 

 

 

 

 

Un déficit en vitamine D, autre facteur favorisant


Par ailleurs, des recherches antérieures avaient suggéré un risque accru de SEP chez les personnes manquant de vitamine D. Les nouvelles découvertes réalisées confirment cette piste puisque deux des gènes identifiés concernent le métabolisme de cette vitamine, ce qui permet de s’orienter également vers des facteurs aussi bien environnementaux que génétiques.

Selon les chercheurs, il s'agit ainsi de la plus grande étude génétique de la SEP réalisée à ce jour grâce à la contribution de près de 250 chercheurs, membres de l'International Multiple Sclerosis Genetics Consortium et du Wellcome Trust Case Control Consortium, rapporte TV5monde.

 

 

 

 source:  http://www.maxisciences.com/



16/08/2011
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