Trouble de la Vessie

 Trouble de la Vessie




Définition


La vessie est un sac musculaire lisse qui possède la capacité de se rétracter.

Cet organe permet de recueillir les urines après leur émission par les reins puis de les déverser à l'extérieur par la suite.
Le terme enkystement provient du mot kyste qui signifie vessie. Il désigne la formation d'une couche de tissu conjonctif se produisant en périphérie d'un corps étranger ou d'une substance (solide, liquide ou pâteuse) produite par l'organisme. L' enkystement a pour but d'isoler la substance ainsi entourée, des tissus de voisinage.
Le terme cystalgie désigne les douleurs de la vessie.

Les diverticules de la vessie qui sont des petites cavités pathologiques de la paroi de la vessie.
Une des complications susceptibles de survenir à la suite de diverticules de la vessie est...

La rupture spontanée de diverticule de la vessie qui est quelquefois volumineux. Cela survient généralement chez des patients âgés de plus de 60 ans qui présentent des symptômes de type rétention aigu d'urine et infection urinaire quelquefois infection généralisée, parfois grave. L'examen du patient (examen clinique) met en évidence un abdomen distendu et un empâtement de la fosse lombaire. On constate, chez quelques patients une augmentation du volume de la prostate.
Le sondage de la vessie permet de ramener 10 urine contenant du sang (hématurie) et du pus (pyurie).
La tomodensitométrie met en évidence une collection de pus et de sang dans les tissus de voisinage de la vessie avec quelquefois communication avec la fosse lombaire. Les analyses de laboratoire plus particulièrement l'hémogramme (nombre de globules blancs, rouges et plaquettes) révèle une anémie et une hyperleucocytose (élévation du nombre des globules blancs). Le traitement est chirurgical et se fait quelquefois en urgence pour retirer le diverticule qui, dans certains cas, est très volumineux et infecté ce qui entraîne la destruction et donc la perforation d'une partie de la vessie. Les spécialistes en chirurgie urologique interviennent généralement en fermant, selon deux plans, le collet du diverticule. L'évolution de ce type de pathologie est bonne.

Le terme cervicite désigne également (en dehors de l'inflammation du col de l'utérus) une inflammation du col de la vessie.

Le globe vésical (vessie distendue par une rétention d'urine). Le globe vésical désigne une vessie distendue par l'accumulation et la rétention d'urine à l'intérieur de cet organe. Le globe vésical survient plus fréquemment chez l'homme que chez la femme et est le plus souvent le résultat d'un obstacle empêchant la vessie de se vider (à cause de l'obstacle sur la voie urinaire empêchant l'urine de s'évacuer par l'urètre). Chez l'homme il s'agit le plus souvent d'un adénome de la prostate. Les autres causes d'obstacle sur la voie urinaire sont le rétrécissement de l'urètre qui est le canal transportant l'urine de la vessie vers l'extérieur et plus rarement un dysfonctionnement (mauvais fonctionnement) de la vessie due à une altération du système nerveux autonome (neurovégétatif) qui régule la fonction vésicale c'est-à-dire son remplissage et sa vidange. Cette perturbation du système nerveux autonome entraîne une atonie du muscle de la vessie entre autres.
Chez la femme le globe vésical survient généralement à la suite d'une compression du bassin et plus précisément de l'appareil urinaire due le plus souvent à un gros fécalome (excréments séchés et durcis, accumulés dans le gros intestin). Le globe vésical féminin peut également être dû à un alitement prolongé.
Les symptômes entraînés par le globe vésical sont (liste non exhaustive) :
Envie d'uriner qui n'est pas satisfaite.
Dysurie (difficulté à uriner).
Douleurs de la vessie ou du bassin plus généralement.
La rétention d'urine est plus ou moins complète. Afin d'éviter l'arrêt du fonctionnement de la filtration rénale il est nécessaire d'évacuer le plus rapidement possible l'urine. Pour cela il est effectué un drainage en utilisant une sonde urétrale ou en fonctionnant de directement la vessie à travers la paroi abdominale, ponction suivie d'une mise en place d'un cathéter (fin tuyau de plastique souple) suspubien.
Le traitement, en dehors de l'évacuation des urines, nécessite une prise en charge personnalisée de la cause du globe vésical qui est quelquefois chirurgicale (adénome etc.).

La lithiase (présence de calculs).

La cystite (inflammation de la vessie le plus souvent d'origine infectieuse).

La cystocèle (hernie de la vessie).

La maladie déformante du col vésical de la femme a été étudiée par Heitz et Boyer. Cette affection urologique appelée également urétrite végétante, urétro-cervico-trigonite, néoformation inflammatoire du col vésical se caractérise par l'apparition au niveau du col de la vessie, de petits polypes, d'oedème, de kystes, de petites malformations vasculaires à type d'angiomes, d'abcès ce qui a pour conséquence de provoquer l'apparition d'une pollakiurie (fréquence exagérée d'émissions d'urine peu abondantes) associée à des douleurs durant la miction (expulsion de l'urine accumulée à l'intérieur de la vessie).

La vessie irritable (voir vessie neurologique).

Le cancer de la vessie. Plusieurs milliers de cancers de la vessie sont diagnostiqués chaque année en France. Ce type de cancer atteint trois fois plus souvent l’homme que la femme et survient généralement entre 60 et 70 ans. Les fumeurs sont tout particulièrement touchés. Les causes possibles d’un cancer de l’appareil urinaire sont :
La phénacétine
La 2-naphthylamine (produits retrouvés dans la fumée du tabac)
Le cyclophosphamide
La p-aminobiphényl (colorant à l’aniline)
Certains intermédiaires chimiques de la fabrication du caoutchouc
Les produit issus du tryptophanne
Les lithiases (calculs rénaux) récidivantes.
Les infections urinaires à répétition.
Les infections à Schistosoma haematobium ( appelé plus communément bilharzie) qui est un ver du type plathelminthe trématode (genre Schistosoma) vivant en parasite dans les vaisseaux de divers organes (reins, vessie, foie, rate, etc...) et provoquant des hémorragies.
L’administration prolongée de cyclophosphamide comportant de l’acroléine et de la moutarde phosphore amide.
Les antalgiques (médicaments contre la douleur) contenant de la phénacétine ont un rôle favorisant.
Des anomalies génétiques (chromosomes 1,5,7,9 et 11).
Des anomalies du gène h-ras.
La majorité des tumeurs de la vessie se situent dans la région du trigone (zone délimitée par les orifices urétéraux et urétraux, c’est-à-dire les orifices par lesquels se remplit et se vide la vessie).
Le carcinome de la vessie est le plus fréquent des cancers de la vessie. Le carcinome est un cancer du tissu épithélial appelé également épithélioma ou épithéliome. L’épithélium est un tissu de revêtement. Globalement, le cancer de la vessie peut se présenter comme une tumeur superficielle bien délimitée et différenciée à la manière d’une tumeur papillaire (papillome unique ou multiple). Cette tumeur a une forte tendance à la transformation maligne au niveau de sa base d’implantation. Le carcinome urothéliale peut se présenter également comme un néoplasme (tissu morbide résultant du processus cancéreux) pouvant envahir la vessie. Entre ces deux formes existent des formes intermédiaires. (le terme « urothélial » désigne la couche de cellules qui tapisse les voies urinaires).
L'épithélioma de la vessie est moins fréquent que le précédent et le plus souvent fait suite à une parasitose chronique (présence essentiellement de Schistosoma) au niveau de la muqueuse.
Les adénocarcinomes de la vessie sont peu fréquents. Ce sont des tumeurs malignes à l'origine de tissu ressemblant à un tissu glandulaire, reproduisant en gros la structure normale des glandes et des muqueuses (couche de cellules recouvrant les organes creux en contact avec l'air). Autrement dit, l'adénocarcinome est une tumeur maligne qui se développe aux dépens de tissus (ensemble de cellules) glandulaires. L'adénocarcinome ne doit pas être confondu avec l'adénome, qui est une tumeur bénigne touchant une glande.
Le cancer épidermoïde (très semblable à la peau du revêtement cutané) ou le sarcome. Cette tumeur maligne, relativement rare, se développe aux dépens du tissu conjonctif (tissu de soutien présent dans l’organisme) et possède la caractéristique d’être composée de cellules en prolifération (multiplication) très active ne donnant naissance qu’à des éléments qui ne sont pas complètement développés, à l’image du tissu embryonnaire.
Il est toujours nécessaire de rechercher un envahissement de la prostate, chez l’homme, du vagin chez la femme, du rectum, du système lymphatique et des ganglions dans les deux sexes. Des métastases (dissémination des cellules cancéreuses à partir d’un foyer primitif) par voie sanguine sont possibles vers le foie, le cerveau, les poumons et les os, mais ceci est relativement rare.

Le cancer de la vessie entraîne l'apparition des symptômes suivants (liste non exhaustive) :
Une hématurie macroscopique terminale (présence de sang visible à l’œil nu dans les urines en fin d’émission de celles-ci) observée chez 75 % des patients environ.
Une pyurie (pus dans les urines).
Une dysurie (difficulté à uriner).
Des brûlures mictionnelles (brûlures en urinant).
Une pollakiurie (fréquence exagérée de mictions peu abondantes).
Une nycturie (urines émises surtout la nuit).
Des mictions impérieuses (besoin urgent d’uriner) chez 25 % des patients.
Si le diagnostic n’est pas fait, une masse est susceptible d’être palpée par le médecin au niveau du bassin.
Il existe également des douleurs du bassin (douleurs pelviennes) se manifestant à un stade avancé de la maladie.
Des métastases osseuses sont quelquefois observées un stade tardif, chez une minorité de patients.
Les examens de laboratoire recherchent recherche des cellules tumorales dans les urines.
L’examen endoscopique (visualisation directe de l’intérieur de la vessie par une fibre munie d’un système optique) permet à la fois de voir la tumeur et d’effectuer une résection (on retire la tumeur qui est ensuite analysée). Cette résection tumorale va permettre d’apprécier le caractère infiltrant (envahissant) de la tumeur dans la paroi de la vessie.
Le scanner et l’IRM de l’abdomen et du bassin sont utiles pour déterminer l’extension de la tumeur. L’ensemble de ces examens va permettre de déterminer s’il existe un envahissement de la vessie ou des ganglions lymphatiques.
En cas de tumeur superficielle en début d’évolution, même si la couche musculaire vésicale est atteinte, les tumeurs sont complètement enlevées en utilisant une technique de résection transurétral (à travers l’urètre : conduit amenant l’urine de la vessie vers l’extérieur) mais également par une technique de fulguration.

La fulguration (dont l’autre nom est étincelage) est une technique qui utilise des décharges électriques dans un but thérapeutique. La fulguration s’utilise dans la destruction des tumeurs malignes (fulguration de Keating Hart).
Au cours des cancers de la vessie, le décès est lié à un envahissement en profondeur de la paroi musculaire. La survie dans ce cas est d’environ 50 % à 1 an. Néanmoins, la chimiothérapie mise en place améliore nettement ces résultats.
Si la vessie est touchée par un carcinome épidermoïde, particulièrement infiltrant, le pronostic n’est pas bon.

La photoirradiation est quelquefois utilisée pour certains adénocarcinomes superficiels de la vessie. Un médicament à base d’hématoporphyrine est injecté dans une veine, il est principalement absorbé par les cellules cancéreuses. Puis, grâce à la lumière d’un laser, cette molécule libère une substance chimique active tuant les cellules cancéreuses.
Les récidives sont relativement fréquentes, mais sont traitables par chimiothérapie en instillation locale et répétées de mitomycine C doxorubicine.
L’utilisation du vaccin contre la tuberculose (bacille de Calmette et Guérin : BCG) suffit quelquefois à enrayer le processus en cas de tumeur superficielle, tout particulièrement quand il s’agit d’un carcinome localisé ou d’un cancer appelé transitionnel dont le degré est plus élevé. Les instillations sont utilisées chez des patients sélectionnés présentant un cancer qui n’a pas été complètement enlevé lors de l’intervention sous endoscopie.
En ce qui concerne les cancers envahissant en profondeur la paroi de la vessie, il est nécessaire d’effectuer une cystectomie partielle (ablation d’une partie de la vessie) chez environ 5 % des patients. Dans certains cas, il faut envisager une cystectomie totale, radicale. La cystectomie s’accompagne inévitablement d’une obligation concomitante de dérivation des urines. La dérivation des urines consiste à créer une poche (proche de Koch, d’Indiana, de Mayence) à l’aide d’autres tissus de l’organisme (intestin) pour les urines. Chez certains patient ne désirant pas avoir une cystectomie, il est possible d’envisager une radiothérapie en association avec une chimiothérapie parfois curatives. Différentes d’études (en cours actuellement) permettent d’évaluer l’intérêt de la chimiothérapie et de la radiothérapie afin de contrôler la migration des cellules cancéreuses ; elles sont encourageantes.
En présence de métastases, le pronostic est fatal dans les deux ans qui suivent le développement de celles-ci.
Les médicaments les plus efficaces utilisés pour la chimiothérapie sont le cisplatine, la doxorubicine, la cyclophosphamide, la vinblastine, le méthotrexate. Les complications hématologiques (du sang) comme l’aplasie médullaire (quand la moelle osseuse présente des difficultés à la fabrication des éléments composant le sang) peuvent être compensées par l’utilisation d’érythropoïétine (hormone permettant de « favoriser » la fabrication des éléments figurés du sang).

La vessie neurologique (ce terme désigne des troubles de la vessie due à une maladie neurologique) est synonyme de vessie neurologique. Le fonctionnement de la vessie est dépendant des commandes neurologiques (à partir du système nerveux neurovégétatif), une affection neurologique peut survenir secondairement à une atteinte de la moelle épinière (traumatisme, paraplégie, sclérose en plaques etc.).
La vessie neurologique désigne des troubles de la vessie due à une maladie neurologique. Pour comprendre ceci il est nécessaire de savoir que le fonctionnement de la vessie dépend de commandes neurologiques . Le contrôle de cet organe est perturbé à la suite d'affections neurologiques concernant essentiellement la moelle épinière mais aussi l 'encéphale (cerveau et cervelet). D'autres affections du système nerveux tels qu'un accident vasculaire cérébral, une hémiplégie, un traumatisme crânien, une tumeur du cerveau, une démence, une sclérose en plaques, une atteinte médullaire (à type de paraplégie traumatique ou de tumeur entre autres), du système nerveux périphérique (à type de sciatique, de lésion de la queue de cheval, de polynévrite, de polyradiculonévrite) peut aboutir à la survenue d'une vessie neurologique. Il peut s'agir d'un diabète ou d'une malformation de congénitale du système nerveux neurovégétatif. Quand il s'agit d'une vessie neurologique par atteinte de la moelle épinière faisant suite à un traumatisme, on constate que le patient présente une résistance à l'évacuation de la vessie. Quand il s'agit d'une vessie neurologique faisant suite à une atteinte des voies nerveuses périphériques le patient présente une distension progressive de la vessie. Quoi qu'il en soit, une incontinence apparaît comme le trouble majeur et l'appareil urinaire.
L'ensemble de ces phénomènes est susceptible d'entraîner des complications telles que (liste non exhaustive) :
Le reflux vésico urétral (retour de l'urine de la vessie vers les reins).
Des fuites urinaires dues à une vessie hyperactive appelée également vessie irritable ou désinhibée. Ce type d'affections est responsable de miction impérieuse avec la nécessité irrépressible d'uriner. Les fuites urinaires sont également le résultat d'une insuffisance de fonctionnement des sphincters ce qui aboutit à l'apparition de fuites d'urine survenant à l'efforts sans que le patient n'éprouve le besoin d'uriner. Un sphincter est composé d'un ensemble de fibres musculaires lisses ou striées qui contrôlent l’ouverture d’un orifice naturel. Le sphincter de la vessie est un muscle circulaire contrôlant le passage des urines.
Une rétention chronique ou aiguë d'urine peut être le résultat d'une paralysie du muscle de la vessie entraînant l'émission d'urine de façon lente et pénible. Au cours de cette rétention l'individu concerné a besoin de forcer pour évacuer la vessie. La rétention chronique ou aiguë d'urine peut également être le résultat d'une mauvaise ouverture du sphincter durant le miction.
L'infection des voies urinaires.
L'apparition de calculs des voies urinaires.
Les examens complémentaires pratiqués par les médecins spécialisés en urologie (urologue, néphrologue) ont pour but de mettre évidence tout d'abord les troubles survenant au niveau de la vessie en pratiquant l'exploration urodynamique c'est-à-dire un examen qui consiste à mesurer les pressions à l'intérieur de la vessie ainsi que celle de l'intérieur de l'urètre. La confirmation de l'existence d'une atteinte neurologique est obtenue en pratiquant des explorations électrophysiologiques du périnée. Il s'agit de l'électromyographie permettant essentiellement de mesurer la vitesse de conduction de l'influx nerveux à l'intérieur des nerfs. L'étude des potentiels évoqués est également pratiquée. L'urétrocystoscopie permet de visualiser l'intérieur de l'urètre et de la vessie. En utilisant un système de fibres optiques. Il s'agit d'un examen urologique qui élimine une cause mécanique. Le retentissement de la maladie sur la vessie et sur les reins est évalué en faisant passer au patient une urographie intraveineuse ou une échographie. Le dosage de l'urée et de la créatinine dans le sang ainsi que l'examen cytobactériologique (recherche des bactéries) des urines permet de tester la fonction rénale entre autres.
L'ensemble de ces différents processus est susceptible d'aboutir à la destruction progressive des reins par pyélonéphrite chronique (infection grave des reins). Les complications susceptibles de survenir sont avant tout des complications irréversibles à type de dilatation de la vessie et des reins et des infections à répétition ainsi qu'une insuffisance de la filtration rénale.

Le retentissement psychologique, le handicap fonctionnel et social est quelquefois très important. C'est la raison pour laquelle le traitement doit être effectué rapidement.
Le traitement de la vessie neurologique fait appel à la rééducation qui permet quelquefois de déclencher la miction. La pression manuelle de la vessie et la percussion de celle-ci peut également aider le patient.
Le traitement d'une vessie hyperactive utilise des médicaments qui relâchent la vessie c'est-à-dire les anticholinergiques. Si ces médicaments sont efficaces ils présentent néanmoins des effets délétères tels qu'une constipation et une sécheresse de la bouche. Ils permettent d'obtenir chez le patient la disparition de certains symptômes c'est-à-dire entre autres des fuites urinaires et du besoin urgent d'uriner. Ils empêchent également la vessie de se déformer et les reins de se dilater. Ceci est important car le risque de complications liées à ces déformations est une insuffisance de filtration rénale. Quand ce type de médicaments n'est pas suffisamment efficace on a recours à la chirurgie qui vise à augmenter le volume du rein permettant ainsi de traiter l'insuffisance rénale.
Le traitement de l'insuffisance sphinctérienne (insuffisance de fonctionnement des muscles sphincter) fait appel à des séances de rééducation qui ont pour but de renforcer les muscles du périnée. Les médicaments destinés à augmenter l'action des sphincters (pression sphinctérienne) sont également utilisés. En cas d'échec thérapeutique médicamenteuse il est quelquefois nécessaire de pratiquer chirurgicalement une implantation de prothèse sphinctérienne c'est-à-dire un sphincter artificiel.
La rétention chronique ou aiguë d'urine nécessite la prise de médicaments qui ont pour but de faire contracter le muscle de la vessie et de favoriser l'ouverture des sphincters. Malheureusement, cette technique n'est pas toujours efficace. C'est la raison pour laquelle on apprend au patient à pratiquer lui-même des sondages de façon à éviter les complications qui surviennent à la suite d'une rétention vésicale. Il s'agit avant tout d'affections à répétition, de dilatation de la vessie et du rein. Chez les patients qui présentent l'évolution la plus grave il est proposé une intervention chirurgical à type de sphinctérotomie ou de cervicotomie (on intervient sur le muscle sphinctérien) de façon à ce que le patient puisse uriner normalement. L'implantation au niveau de la moelle épinière ou des racines nerveuses (issu de la partie sacrée de la moelle épinière) d'un stimulateur, qui provoque la contraction de la vessie, est quelquefois nécessaire.

La maladie villeuse de la vessie appelée également papillomatose vésicale diffuse. Il s'agit d'une affection se caractérisant par l'existence d'une multitude de papillomes implantés sur la muqueuse (couche de cellules recouvrant l'intérieur de la vessie) vésicale et prenant un aspect chevelu ou de velours. Les papillomes sont des lésions bénignes et indolores ressemblant à des verrues situées dans l'appareil génital (vulve, vagin, col de l'utérus, anus, testicule, anus et verge) causée par un virus (papillomavirus) dont la transmission est sexuelle. D'autres pathologies concernant la vessie sont plus rares (liste non exhaustive):

Le syndrome de Youssef correspond à une hématurie (présence de sang dans les urines) cataméniale (relatif à la menstruation : les règles) ce qui témoigne d'une fistule (communication) haute entre la vessie et l'utérus.

Le terme dysectasie utilisé par Legueu et Dossot en 1931, est tiré du grec dus qui signifie difficulté et ektasis : extension. En anglais dysectasia, ce terme est utilisé pour désigner une dysectasie cervicale ou une dysectasie du col de la vessie (dysectasia of bladder). Il s'agit d'une difficulté à ouvrir le col de la vessie entraînant une rétention d'urine à l'intérieur de celle-ci. La dysectasie est le résultat, plus souvent d'une lésion du col à la suite d'une hypertrophie de la prostate (augmentation de volume de la prostate, d'une sclérose (perte d'élasticité) des tissus constituant le col vésical, d'une tumeur ou encore d'une perturbation du fonctionnement neurologique de la vessie (vessie neurologique) à type d'hypertonie du sphincter vésical entre autres (voir ci-après).

La maladie de Marion ou maladie du col vésical (en anglais vesical prostatism) appelée également prostate vésicale, sclérose cervico prostatique correspond à des troubles de la vidange de la vessie se caractérisant par différents symptômes dont la cause est une augmentation de volume des fibres musculaires du col de la vessie (Manon). Cette pathologie, contrairement au synonyme l'identifiant comme prostatisme vésical, ne comporte pas toujours une maladie de la prostate.

Chez l'adulte, la cause habituelle serait pour certains l'inflammation de la prostate et une inflammation de l'urètre (chronique : s'étalant dans le temps) provoquant ainsi autour du col de la vessie soit une perte d'élasticité du sphincter, soit une perte de souplesse de la prostate située à l'extérieur du sphincter.

Cette affection touche habituellement le nourrisson et le jeune enfant. Elle apparaît parfois chez l'adulte et se manifeste alors par :
Une difficulté à uriner.
Une rétention d'urine et quelquefois même.
Une pollakiurie correspondant à une fréquence excessive des mictions (expulsion de l'urine contenue dans la vessie).
Les mictions ont lieu à intervalles fréquents et sont liées à une sensation de plénitude vésicale (impression de vessie pleine) qui n'est pas due à une vessie pleine, mais à une vessie présentant une irritation. Cette sensation s'accompagne d'une impression de plénitude même quand la vessie n'est pas pleine.
Chez quelques patients on constate également une incontinence dite par regorgement.
On constate, grâce aux examens urodynamiques, en plus de l'hyperplasie, une contraction inhabituelle du sphincter (muscles circulaires permettant l'évacuation de l'urine) et quelquefois même une malformation de l'urètre (canal transportant l'urine de la vessie vers l'extérieur). Pour certaines équipes médicales il s'agirait d'une excitabilité (due à des stimuli nerveux excessifs ou anormaux) de la vessie. Le diagnostic est porté par les examens urodynamiques qui sont passés dans un service d'urologie en pédiatrie ou d'urologie pour adultes. Ceci permet de préciser avec exactitude les troubles qui dominent. Autrement dit, les équipes médicales spécialisées tentent de répondre à la question suivante : s'agit-il d'une vessie instable ou encore le sphincter de la vessie n'arrive-t-il pas se relâcher ? D'autre part, existe-t-il des troubles neurologiques à l'origine d'une mauvaise coordination entre les contractions de la vessie et l'évacuation de l'urine.

Le traitement fait appel à des médicaments contenant des alphabloquants qui permettent l'ouverture du col, des anticholinergiques qui relâchent les contractions de la vessie et une rééducation dite par biofeedback qui tente de traiter les anomalies de vidange de la vessie. Les étapes suivantes de la thérapie font quelquefois appel à la neuromodulation, utilisant la stimulation du nerf sortant de la moelle épinière au niveau du bas de la colonne vertébrale et plus spécifiquement au niveau de la cinquième vertèbre sacrée. Certaines équipes médicales spécialisées procèdent à l'implantation d'un stimulateur interne quand aucun résultat n'est obtenu.

L'entérocystocèle (du grec entéron, kustis : vessie et kêlê : hernie, en anglais enterocystocele) désigne une hernie dont le sac contient une partie d'intestin et une partie de la vessie.

Le syndrome d'hyperréflectivité autonome (en anglais hyperactive autonomie syndrome) désigne un ensemble de manifestations du système nerveux neurovégétatif dû à la distension de la vessie le plus fréquemment et à la distension de l'urètre et de la vésicule biliaire voire d'une partie du tube digestif, plus rarement.
Le syndrome d'hyperréflectivité autonome s'observe essentiellement chez les individus paralysés après un traumatisme de la moelle épinière. Les autres symptômes comprennent avant toute une élévation brutale et très importante de la pression artérielle avec une diminution du rythme cardiaque puis un malaise violent s'accompagnant de maux de tête et de douleurs de l'abdomen avec troubles de la sécrétion de la sueur dans le territoire situé au-dessus de la lésion.

Le terme péricystite (du grec péri : autour et kustis : vessie, en anglais pericystitis) désigne l'inflammation de tous les tissus qui se trouvent en périphérie de la vessie. Quand l'inflammation est localisée à la partie antérieure de la vessie (en avant de celle-ci), ce qui correspond à la cavité de Retzius, on parle de paracystite ou de extracystite.

   Source    http://www.vulgaris-medical.com



09/09/2008
2 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 103 autres membres