SEP et répartition géographique

SEP et répartition géographique

J’ai lu que la SEP est significativement plus fréquente dans certains pays et régions du monde que dans d’autres. Comment cela se fait-il ? L’émigration est-elle une option pour les patients atteints de SEP ou est-ce un risque plus élevé ?


Les titres


La prévalence de SEP

Il est un fait que la prévalence de SEP n’est pas la même dans tous les pays.

De manière générale, on peut dire que le risque de développer la SEP est plus élevé chez l’homme de race blanche en Europe, en Amérique du Nord et en Australie. En Afrique du Sud et au Moyen Orient, la SEP est nettement moins fréquente voire exceptionnelle. Si on considère la prévalence de la maladie dans les deux hémisphères, on constate que plus on s’éloigne de l’équateur, plus le risque de SEP est élevé et ceci est valable tant dans l’hémisphère Sud que dans l’hémisphère Nord.

Ainsi, en Europe, la prévalence de SEP est la plus haute dans les pays du Nord tels que la Scandinavie et l’Ecosse (en moyenne 120 patients pour 100.000 habitants) et la moins haute dans le Sud de l’Italie (en moyenne 30 patients pour 100.000 habitants). Chiffres qu’il ne faut par ailleurs pas prendre au pied de la lettre car il se peut qu’il y ait dans le Nord plus de médecins qui diagnostiquent la SEP que dans le Sud.

Mais même si ces différences sont sans doute moins importantes qu’on ne le pensait auparavant, elles sont quand même bien présentes et les scientifiques ne les expliquent pas vraiment. Les hypothèses possibles sont les suivantes: facteurs héréditaires, habitudes alimentaires différentes, infections antérieures…


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Emigrer

L’émigration pourrait-elle être une solution ?

De nombreux patients SEP et leur famille ont déjà posé cette question. Pour y répondre, il est intéressant de voir ce qui se passe avec des migrants, d’une part des gens qui ont déménagé d’un pays ou d’une région du monde vers une autre et d’autre part des jumeaux monozygotes qui ont grandi séparément.


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Recherches sur la SEP et migration

De nombreuses recherches sur la SEP et la migration ont été menées en Israël, un pays où la SEP est peu fréquente.

Ces études ont démontré que les gens qui émigrent en Israël avant l’âge de 15 ans présentent le même risque que les habitants de leur pays d’origine. Par contre, ceux qui émigrent après l’âge de 15 ans ont le même risque que les gens qui sont nés et qui ont grandi en Israël. En d’autres termes, 15 ans est en quelque sorte un « âge critique » dans le risque de la SEP.


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Jumeaux monozygotes

Ceci s’est également avéré dans des études relatives à des jumeaux monozygotes qui ont soit grandi ensemble (risque similaire), soit grandi séparément (risque différent) ou qui ont été séparés après l’adolescence (risque similaire).

Le pourquoi et le comment de cet « âge critique » sont encore nébuleux. Ces données statistiques sont certes un matériel d’étude intéressant mais ne sont en aucun cas des raisons suffisantes pour inciter les patients à l’émigration


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  source   http://fr.be.ms-gateway.com        Annemie T'Seyen, Journaliste



20/12/2008
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