Sclérose en plaques: plus d’1 Français sur 3 pense à tort que l’on peut guérir

Sclérose en plaques: plus d’1 Français sur 3 pense à tort que l’on peut guérir

Alors que la journée mondiale de lutte contre la sclérose en plaques se déroulera le 30 mai 2012, une étude de la Fondation Arsep conduite par l’institut Kantar-Health montre que les préjugés restent importants.

A la veille de son XXIème congrès scientifique qui se tiendra à Paris le 1er juin, la Fondation Arsep a confronté les connaissances et perceptions de la maladie par les Français aux avancées de la recherche. L’étude*, conduite par l’institut Kantar-Health, montre une assez bonne connaissance de la maladie, mais une vision encore trop optimiste de la gravité des handicaps qu’elle engendre. Elle montre aussi que les avancées réalisées par les chercheurs échappent encore trop souvent à l’opinion publique.

Guérir de la SEP ?

Plus d’un 1/3 des Français (38%) pensent que l’on peut guérir de la sclérose en plaques même si la majorité d’entre eux pense que c’est difficile.
Selon le Professeur Thibault Moreau, le rôle de la recherche a été déterminant dans « la connaissance des événements et des mécanismes de la maladie qui permet de mieux situer l’action des traitements et de mieux comprendre quels agents thérapeutiques utiliser ». Malheureusement, à ce jour et en dépit de traitements de plus en plus performants, la sclérose en plaques ne se guérit toujours pas. Au cours du congrès de la Fondation Arsep, le Professeur Confavreux reviendra de façon détaillée sur l’histoire naturelle de la sclérose en plaques.

Les Femmes : 3/4 des malades
4 Français sur 10 pensent que le sexe a un impact sur la prévalence de la SEP. Mais ils sont seulement 34% à désigner, avec raison, les femmes comme principales cibles de la maladie : jusqu’à présent, il était reconnu que 2/3 des personnes atteintes étaient de sexe féminin. Lors du prochain congrès de la Fondation Arsep, de nouvelles données épidémiologiques vont être présentées : elles montrent que le sex ratio évolue dans le temps aux dépens des femmes qui représentent désormais 3/4 des malades.

Les effets de l’environnement sur la maladie
70% des Français ignorent l’impact environnemental sur la maladie. L’ensoleillement, la latitude, les modes alimentaires…ont pourtant des effets démontrés sur la maladie et l’aboutissement de nouveaux travaux de recherche montre qu’il existe un gradient Nord/Sud.
Les effets immunomodulateurs de la vitamine D dans la SEP sont au programme du XXIème congrès de la Fondation Arsep. Il y sera démontré que le manque de vitamine D influence la fréquence de poussées de SEP, au moins qualitativement.



23/05/2012
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