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La Sclérose en Plaques primée (16/04/2008)

...La Fondation, créée sous l'égide de l'Institut de France en mai 1999, se fixe pour objet de concourir à la recherche médicale notamment dans le domaine des neurosciences. Elle attribue ainsi chaque année, dans le cadre de son objet, un prix scientifique d'un montant de 100 000 euros destiné à récompenser et à encourager une équipe française ou européenne, travaillant dans une institution publique ou privée et ayant acquis une notoriété internationale dans le domaine des neurosciences, afin de lui permettre d'accroître ses moyens d'action.

Le prix 2008 de la Fondation NRJ-Institut de France sera remis sous la coupole de l'Institut de France à l'occasion de la séance solennelle de remise des Grands Prix des Fondations de l'Institut le mercredi 11 juin 2008.

 

Articles publiés dans les revues spécialisées

 ARSEP Actualités

Les résumés des travaux présentés ci-dessous proviennent d'une banque de données américaine (NCBI : National Center for Biotechnology Information) qui recense tous les articles scientifiques publiés dans des revues spécialisées internationales.



Evolution du rapport de transfert d'aimantation (analyse IRM) au cours du processus de démyélinisation-remyélinisation des lésions de SEP. 
Chen JT et collaborateurs, Canada ; Annals of Neurology, Février 2008 ;
Le rapport de transfert d'aimantation (RTA) diminue durant la démyélinisation et augmente avec la remyélinisation. Les auteurs ont étudié en IRM le processus de démyélinisation-remyélinisation des lésions rehaussées par le gadolinium observées au cours de la SEP. Ils ont étudié les modifications du RTA traduisant le processus de démyélinisation/remyélinisation au niveau d'une lésion. Les patients inclus participaient à une étude canadienne qui évaluait, après immunosuppression, la transplantation de cellules souches autologues (cellules de l'individu) comme traitement de la SEP. Le pourcentage du volume lésionnel initial dont le RTA augmentait significativement traduisait une remyélinisation. Une diminution significative du RTA, compatible avec une démyélinisation, était observée jusqu'à près de 33 mois après le rehaussement puis se stabilisait. Les auteurs ont ainsi mis en évidence des modifications significatives du RTA, compatibles avec des phénomènes de démyélinisation/remyélinisation, dont l'évolution est variable au cours du temps, et qui peuvent persister jusqu'à 3 ans après la formation de la lésion.




Essai de l'association interféron béta-1a et doxycycline dans la SEP.
Minagar A et collaborateurs, Etats-Unis ; Archives of  Neurology, Février 2008 ;
Les auteurs ont réalisé une étude pour évaluer l'efficacité, l'innocuité et la tolérance de l'association entre l'interféron béta-1a par voie intramusculaire et la doxycycline par voie orale chez les patients porteurs d'une SEP rémittente.
Quinze patients ayant une activité de la maladie alors qu'ils étaient sous traitement interféron depuis plusieurs mois ont reçu de la doxycycline pendant 4 mois. Les patients avaient un bilan complet chaque mois (examen clinique, IRM, analyse sanguine). La bithérapie a montré une réduction du nombre de lésions rehaussées par le gadolinium ainsi qu'une réduction du handicap physique à la fin du traitement. Un seul patient a présenté une poussée. Les effets indésirables étaient minimes.
Ainsi, l'association entre l'interféron béta-1a en intramusculaire et la doxycycline semble efficace et bien tolérée. Cependant des essais cliniques contrôlés et incluant un plus grand nombre de patients devront confirmer ces résultats préliminaires avant d'envisager une utilisation clinique courante.




La Mitoxantrone comme traitement inducteur dans les formes agressives rémittentes de SEP : suivi à 5 ans de 100 patients.
(E. Lepage et collaborateurs, J Neurol Neurosurg psychiatry, Janvier 2008)

Cette étude montre que la prise mensuelle, durant 6 mois, de Mitoxantrone antérieurement à un traitement de fond confère à ce dernier une efficacité accrue sur la diminution du nombre de poussées et dans la progression du handicap jusqu'à 5 ans après l'induction. Par ailleurs, le risque de complications sévères observé était faible.



Une étude met en évidence le rôle du virus Eptein-Barr (EBV, impliqué dans la mononucléose infectieuse) dans la SEP.
Serafini B et collaborateurs, Journal of Experimental Medicine, Novembre2007

Les auteurs ont analysé le tissu cérébral de personnes décédées. Ils ont mis en évidence des traces du virus EBV dans les cellules immunitaires des patients atteints de SEP. Si ces données sont confirmées par d'autres laboratoires, elles confirmeront qu'il existe un lien entre la SEP et l'EBV. Mais, il est impossible au vu de ces résultats de dire si le virus EBV est responsable de la maladie ou si sa présence est une conséquence de la maladie.


Un vaccin expérimental pour la SP.
Bar-Or et collaborateurs, Archives of Neurology, août 2007

Un vaccin expérimental aurait eu des effets bénéfiques sur le système immunitaire et sur le cerveau des personnes atteintes de SEP. Il induirait une tolérance immunitaire avec une diminution du nombre et du volume des lésions au cerveau sur les clichés d'IRM. Toutefois, même si ces résultats sont prometteurs, l'étude n'en est qu'à ses débuts et un essai plus vaste, multicentrique est nécessaire.



Sémaphorine 3A et 3F: rôle clé pour la réparation de la myéline dans la SEP ?
Williams et collaborateurs, France.
Brain, Septembre 2007.
L'équipe du Pr. Catherine Lubetzki a publié un article sur l'importance de certaines «molécules de guidage», les Sémaphorines 3A et 3F dans la sclérose en plaques (SEP).

Les auteurs vous présentent leurs travaux :

Les poussées de SEP sont dues à la démyélinisation des nerfs. Des cellules spécialisées, les précurseurs d'oligodendrocytes (OPCs), sont capables de réparer les gaines de myéline, mais cette réparation reste insuffisante. Si les nerfs ne sont pas remyélinisés, ils meurent, une cicatrice se forme et il en résulte un handicap permanent chez le patient. La remyélinisation échoue si les OPCs ne peuvent pas entrer dans la lésion. Les Sémaphorines sont des molécules qui contrôlent le mouvement des OPCs de leur lieu de naissance à leur destination finale au cours du développement. Elles sont soit attractives, soit répulsives. Williams et collaborateurs ont montré que l'expression de ces molécules de guidage est faible dans le cerveau adulte humain, mais est très augmentée autour des lésions démyélinisantes de SEP, suggérant qu'elles guident la migration des OPCs dans la SEP. Trop de signal répulsif empêcherait l'entrée des OPCs dans la lésion, mais suffisamment de signal attractif attirerait les OPCs pour entrer et réparer la lésion. Ces travaux montrent que les plaques qui sont actives et inflammatoires contiennent plus de Sémaphorine 3F (attractive). En revanche, les plaques moins actives et moins inflammatoires contiennent plus de Sémaphorine 3A (répulsive). La prochaine étape consiste à étudier comment est contrôlée cette migration, et si moduler les niveaux de sémaphorines peut changer la vitesse de remyélinisation. Dans l'avenir, ces études pourraient mener à de nouveaux traitements pour stimuler la remyélinisation dans la SEP.
Ces travaux ont été réalisés avec le soutien financier de l'ARSEP.



Essai de phase II du Daclizumab dans la Sclérose en Plaques de forme rémittente : données cliniques et radiologiques.
Rose JW et collaborateurs, Etats-Unis.
Neurology, Août 2007.

Le Daclizumab® est un anticorps monoclonal humanisé (anticorps modifié pour ajouter la partie spécifique de l'antigène au squelette d'une immunoglobuline humaine). Cet anticorps bloque l'activité du récepteur de l'interleukine 2 (IL-2, récemment impliqué dans la susceptibilité génétique). Il est déjà utilisé contre le rejet de greffe dans le cas des transplantations.
Les patients inclus dans l'essai présentaient une forme rémittente très active de SEP (poussées et activité IRM), malgré un traitement par interféron depuis au moins 6 mois. Les patients reçurent le Daclizumab® 2 fois le 1er mois de l'étude (à 2 semaines d'intervalle) puis 1 fois par mois. L'interféron leur fut administré en parallèle pendant 5,5 mois. A l'issue de cette période, une mono-thérapie au Daclizumab® a été mise en place. Les patients présentant toujours des lésions actives furent replacés sous bi-thérapie : interféron et Daclizumab® tous les 28 jours. L'étude a duré 27, 5 mois.
En bref : Sur les 11 participants à l'étude, 3 ont dû reprendre la bi-thérapie après les 5,5 mois et 2 patients ont dû interrompre le traitement pour effets secondaires importants (infection urinaire et baisse des plaquettes sanguines). Les 1ères analyses montrent une diminution du nombre de poussées et des lésions actives à l'IRM et une amélioration des troubles neurologiques. Le traitement semble par ailleurs bien toléré. Les effets secondaires observés sont fièvre (1 personne), irruptions cutanées (2 personnes) et gonflement des ganglions lymphatiques (1 personne).
Cependant, bien que ces résultats soient prometteurs, ils nécessitent une étude à bien plus grande échelle de temps et de participants avant de conclure à des résultats positifs.


 

 

   Journée des Patients - Congrès Grand Public 
 Pour tout public, rencontres et dialogues entre malades, 
 entourage et professionnels
 28 mars 2008

 Congrès scientifique franco-britannique
 Colloque réservé aux professionnels (chercheurs et scientifiques).
 Etat des recherches françaises et internationales.

 

 octobre 2007  Sclérose en Plaques : plus d'1 million d'euro alloués à la Recherche !
 28 avril 2007  Conférence de presse - "Recherche sur la SEP : où en est-on ?"
 Pr Catherine Lubetzki, Pr Alain Créange, Dr Bruno Stankoff
  21 avril 2007  Journée des Patients - Congrès Grand Public

 29 mars 2007

 Congrès scientifique franco-italien

 

La sclérose en plaques


  Résumé d'une émision de  france5  "le magazine de la santée"

Le chiffre

60 000 Français souffrent d'une sclérose en plaques. On retrouve cette maladie un peu plus souvent chez les femmes que chez les hommes.

Définition

La sclérose en plaques est une maladie neurologique fréquente qui débute entre 20 ans et 40 ans dans la majorité des cas. Elle touche la gaine qui entoure et protège le cerveau et la moelle épinière : la myéline. Celle-ci est détruite par des cellules de notre système de défense.

Les lésions de la myéline sont réparties en plaques. Lorsqu'elles sont anciennes, le tissu nerveux cicatrise sous forme de sclérose.

Il y a deux formes de sclérose en plaques :

  • La forme rémittente : la maladie évolue sous forme de poussées successives, avec apparition ou aggravation des signes neurologiques. Chaque poussée dure quelques semaines puis les signes régressent, laissant ou non des séquelles. L'état reste ensuite stable jusqu'à la prochaine poussée.

  • La forme progressive :  cas plus rare mais plus grave de la maladie. Il n'y a pas de poussées ni de répits : le handicap augmente régulièrement.

Les deux formes peuvent être liées : les sclérose en plaques rémittentes passent en effet souvent sur le mode progressif après plusieurs années d'évolution.

Les conséquences

Quelle que soit la forme, les malades souffrent de troubles variés, dont les plus classiques sont des paralysies, des difficultés urinaires, une vision floue, des troubles de l'équilibre, parfois des troubles de la mémoire...

Ces signes sont plus ou moins marqués et plus ou moins associés. Sur le plan psychologique, il y a autant de façons de gérer sa maladie qu'il y a de formes de sclérose en plaques.

Les traitements

En vingt ans, les traitements ont réellement progressé, même si l'on ne guérit toujours pas la maladie.

La prise en charge des malades se fait sur plusieurs niveaux, dans le cadre de consultations multidisciplinaires associant neurologues, kinésithérapeutes, psychologues et d'autres médecins en fonction des troubles.

Il y a plusieurs types de traitements : le traitement des symptômes, qui se fait grâce à des médicaments ; celui des poussées, pour lequel on utilise des corticoïdes à haute dose sur une courte période, avec une efficacité peu durable, et qui entraînent beaucoup d'effets secondaires ; enfin, le traitement de fond, qui a pour but de diminuer la fréquence des poussées et parfois, de ralentir l'évolution de la maladie.

Ces traitements agissent sur le système immunitaire, puisque l'origine de la sclérose en plaques est liée à plusieurs facteurs : une prédisposition génétique, un facteur environnemental (un virus assimilé pendant l'enfance est notamment évoqué) et une anomalie du système immunitaire.

Les médicaments utilisés vont agir sur cette réponse immunitaire anormale. Ils sont le plus fréquemment proposés à ceux qui souffrent d'une sclérose en plaques rémittente, et permettent de réduire la fréquence des poussées de 30 %.

Il y a essentiellement deux médicaments : la Copaxone et l'Interféron bêta. Ce dernier, en plus d'espacer les poussées, ralentit la progression des lésions. Il est utilisé soit sous forme d'injection sous-cutanée, soit intramusculaire. Les effets secondaires sont souvent importants mais son action sur la maladie est prouvée et son efficacité sur le handicap est en cours d'évaluation.

Une autre voie prometteuse se trouve dans les recherches sur les mécanismes de l'immunité ou de fabrication de la myéline. Mais celles-ci progressent lentement et sont encore au stade expérimental.

Ainsi, l'association des différents traitements reste aujourd'hui la meilleure prise en charge connue.

 Intervenant

  • Pr. Catherine Lubetzki, neurologue à l'hôpital La Pitié-Salpêtrière de Paris et chef d'équipe à l'unité Interactions neurones/cellules myélinisantes de l'INSERM

 Contacts utiles

  • Association pour la Recherche sur la Sclérose En Plaques (ARSEP)
    4, rue Chéreau - 75013 Paris
    Tél. : 01 45 65 00 36
    Site web :
    www.arsep.org

  • Nouvelle Association Française des Sclérosés En Plaques (NAFSEP)
    7, avenue Albert-Durand - 31700 Blagnac
    Tél. : 05 34 55 77 00
    Site web :
     http://www.nafsep.org/

 

 

 

 



12/05/2008
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