Le deficit sensitif le cerveau , les douleurs

Cerveau





Définition


Le cerveau est l'une des trois parties composant l'encéphale, la plus volumineuse, la plus complexe, siège des facultés intellectuelles. Le cerveau est situé au-dessus du cervelet, séparé de celui-ci par la tente (une partie des trois méninges, la dure-mère, interposée entre le cerveau et le cervelet). Il est composé de deux hémisphères droits et gauches qui sont réunis par le corps calleux. L'encéphale est la partie du système nerveux contenue dans la boîte crânienne, elle comprend le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral (segment supérieur de la moelle épinière). Cet organe assure le contrôle de l'ensemble de l'organisme.
Le terme désinhibition, utilisé par Robert Bing, en anglais disinhibition, s'utilise en neurologie (spécialité médicale concernant le système nerveux central et périphérique) pour désigner la libération des centres psychiques et moteurs inférieurs situés en dessous du cortex cérébral. Ce terme s'applique également aux centres destinés à réguler automatiquement les différentes fonctions de l'organisme et le contrôle des centres psychiques supérieurs après les décisions prises niveau du cortex cérébral. La désinhibition provoque des mouvements anormaux et des troubles du tonus que l'on rencontre au cours du syndrome pyramidal entre autres.

Le terme cortical (du latin cortex, corticis : écorce, en anglais cortical) désigne tout ce qui relatif au cortex. C'est ainsi que l'on parle de région corticale du cerveau.

Le terme cortectomie (du latin cortex : enveloppe et ektomê : ablation, en anglais cortectomy) désigne la résection d'une partie de l'écorce cérébrale.
L'ictus amnésique est le résultat, entre autres, d'une atteinte de l'hippocampe.

Au cours de la maladie d'Alzheimer on constate une atteinte de l'hippocampe.

Le syndrome lacunaire est une atteinte neurologique due à la survenue d'une lacune l'intérieur du cerveau. Cet ensemble de symptômes (syndrome) est le résultat d'un accident vasculaire cérébral ischémique de petite taille c'est-à-dire moins de 2 cm.
Autrement dit le syndrome lacunaire survient à la suite d'une insuffisance de vascularisation (diminution du flux sanguin) au niveau du cerveau que l'on appelle une ischémie et qui entre dans le cadre d'un accident vasculaire.
La lésion, au cours du syndrome lacunaire, est très limitée, c'est la raison pour laquelle un seul symptôme neurologique apparaît, il s'agit de l'hémiplégie (moitié de la paralysie du corps). Ce déficit moteur d'une moitié du corps s'accompagne quelquefois d'une hémianesthésie c'est-à-dire d'un déficit sensitif d'une moitié du corps (le patient ne perçoit rien dans une moitié de son corps).
Le traitement du syndrome lacunaire est essentiellement préventif. Il est nécessaire de réduire les facteurs de risque que sont, entre autres, l'hypertension artérielle et la consommation de substances susceptibles d'avoir un effet délétère sur le cerveau et plus particulièrement sur la circulation de celui-ci (tabac, toxique, consommation excessive de corps gras etc.).
Le pronostic du syndrome lacunaire est le plus souvent favorable. En effet, on constate une amélioration en quelques mois. Néanmoins en cas de survenue d'un grand nombre de lacunes les troubles neurologiques ont tendance à persister et à s'installer définitivement puis à entraîner un état que l'on appelle lacunaire et qui associe un syndrome pseudobulbaire. Le syndrome pseudobulbaire se caractérise par une atteinte du larynx et du pharynx qui est le résultat d'une lésion des deux faisceaux pyramidaux. La marche à petit pas est les troubles intellectuels sont habituellement présents également.

Les tumeurs du cerveau sont soit bénignes soit malignes. Il est nécessaire de distinguer les tumeurs primitives, se développant à partir de cellules du cerveau et les tumeurs secondaires qui correspondent à des tumeurs cancéreuses de nature métastatique (provenant d'un autre cancer).

1) Les tumeurs primitives du cerveau dont on ne connaît pas avec exactitude la cause et correspondant à 60 % des tumeurs primitives sont les gliomes qui sont constitués à partir des cellules gliales (substance jouant le rôle de soutien des neurones). Les gliomes sont soit bénins soit malins. Les méningliomes siègent au niveau des méninges qui sont les membranes de recouvrement et de protection du système nerveux. Cette variété de tumeur est également assez fréquente mais toujours bénigne.

Les symptômes sont plus précoces et l'évolution est plus rapide quand il s'agit d'une tumeur maligne. Ces symptômes sont (liste non exhaustive) :
Un déficit neurologique telles qu'une aphasie (altération du langage), une paralysie localisées, une épilepsie, une hypertension intracrânienne se traduisant par apparition de céphalées c'est-à-dire de maux de tête, d'altération de la fonction mentale et de vomissements entre autres.
Grâce à l'imagerie médicale c'est-à-dire au scanner cérébral et à l'imagerie par résonance magnétique nucléaire (I.R.M.), il est possible de déterminer le siège précis de la tumeur et éventuellement d'apporter des renseignements supplémentaires en ce qui concerne sa nature. Le diagnostic précis de la tumeur (histologie: composition cellulaire de la tumeur) n'est obtenu qu'après biopsie du cerveau.

Le traitement fait appel à l'ablation chirurgicale de la tumeur en se faisant aider par un repérage tridimensionnel que l'on appelle repérage stéréotaxique. Une radiothérapie est quelquefois utilisée également.

2) Les tumeurs secondaires du cerveau sont des cellules provenant d'un autre cancer situé à un autre endroit (métastases issues des tumeurs multiples). Il peut s'agir entre autres d'un cancer broncho-pulmonaire ou d'un cancer du sein.
Les symptômes sont identiques à ceux apparaissant à la suite d'une tumeur primitive du cerveau mais leur évolution se fait plus rapidement.
Le diagnostic des tumeurs secondaires du cerveau fait appel à des techniques d'imagerie médicale pouvant éventuellement mettre en évidence les lésions du cerveau et quelquefois le cancer primitif.

Le traitement est celui du cancer primitif à condition qu'il soit mis en évidence.
La radiothérapie du cerveau est le plus souvent utilisée comme thérapeutique.


Symptômes

En neurologie et plus précisément en ce qui concerne les maladies du cerveau il est nécessaire de distinguer deux types de signes.

1) Les signes non spécifiques qui apparaissent indépendamment de la localisation de la lésion du cerveau. Ainsi des maux de tête, une crise d'épilepsie, des convulsions, une élévation de la tension à l'intérieur du crâne (hypertension intracrânienne) liée à une augmentation de la pression du liquide céphalo-rachidien, un coma sont des signes neurologiques non spécifiques.

2) On appelle signe de localisation, les symptômes susceptibles de donner une indication sur la zone atteinte du cerveau correspondant à une fonction spécifique de chaque territoire cérébral.

En cas d'atteinte du lobe frontal on constate, selon le siège, soit une paralysie croisée d'une moitié du corps que l'on appelle hémiplégie soit des troubles de la personnalité et du comportement pouvant être une apathie (indifférence au plaisir et au désir), une négligence de soi, des troubles de l'humeur à type de dépression ou d'euphorie et une perturbation de l'intellect.
Certaines lésions du lobe frontal sont susceptibles d'entraîner l'apparition de troubles de la parole articulée que l'on appelle aphasie. Les troubles de l'écriture ou une perte de la compréhension du langage peuvent également être la traduction d'une atteinte du lobe frontal.

Une atteinte des lobes pariétaux peut entraîner l'apparition d'un trouble des mouvements volontaires tels qu'une apraxie au cours de laquelle le sujet n'arrive plus à effectuer des gestes qu'on lui demande de faire comme la manipulation d'un objet entre autres. Une agnosie tactile (le sujet ne reconnaît plus les objets qu'on lui demande de toucher alors que parallèlement les autres organes fonctionnent correctement) peut être la conséquence d'une atteinte des lobes pariétaux.

Une atteinte des lobes occipitaux entraîne quelquefois l'apparition d'une agnosie visuelle c'est-à-dire que le sujet ne peut plus identifier ce qu'il voit.



Source  http://www.vulgaris-medical.com

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02/09/2008
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