La sclérose en plaques, qu'est ce que c'est ? recapitulatif de http://santépratique.fr


 

La sclérose en plaques, qu'est ce que c'est ?


La sclérose en plaques ou SEP est une maladie neurologique touchant le cerveau, la moelle épinière et les nerfs. La sclérose en plaques se caractérise par la perte progressive de la gaine de myéline, qui entoure et protège les nerfs et permet la conduction de l'influx nerveux. Taille des plaques et évolution de la maladie sont très variables et imprévisibles ; la sclérose en plaques évolue par poussées (lors de l'apparition ou l'extension de plaques) avec des rémissions possibles.

 

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires de la sclérose en plaques ?


La sclérose en plaques atteint 1 personne sur 2 000, touche un peu plus la femme que l'homme, et débute généralement chez l'adulte jeune entre 20 et 40 ans (livre blanc de la SEP 2006).
La répartition géographique de la sclérose en plaques est très inégale entre des pays nordiques très touchés (100 cas pour 100 000 habitants en Scandinavie, Écosse, Europe du Nord) et des pays moins touchés dont la France (entre 30 et 40 cas pour 100 000 habitants).

 

Quels sont les mécanismes de la sclérose en plaques ?


La cause de la sclérose en plaques est inconnue. En revanche, des facteurs de risque ont pu être identifiés et sont essentiellement liés à l'environnement et à la génétique (risque plus élevé en cas d'antécédents familiaux). Dans ce contexte, l'implication d'un virus dans le déclenchement de la maladie est fortement soupçonnée, sans que la sclérose en plaques soit pour autant une maladie contagieuse.

 

Comment se manifeste la sclérose en plaques ?


Le début de la sclérose en plaques est le plus souvent progressif et discret, avec des troubles de la sensibilité (picotements, fourmillements, serrements, décharges électriques…), de la mobilité (contractures, faiblesse des jambes, perte de force d'un membre…) et/ou de la vue (baisse de l'acuité visuelle, paralysie des mouvements de l'œil). Des troubles de l'équilibre et de la coordination des mouvements peuvent apparaître en cas d'atteinte du cervelet.
En fonction de l'évolution, les troubles s'aggravent avec des paralysies, des difficultés à marcher jusqu'à l'impossibilité de se déplacer (fauteuil roulant nécessaire).
Tous ces troubles évoluent par poussées et rémissions successives, chaque période durant de quelques jours à quelques semaines, mois voire années.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


D'autres maladies neurologiques donnent le même type de symptômes, et seule une consultation médicale fera la différence. Citons la baisse brutale de la vision d'un œil, l'accident vasculaire cérébral ou l'accident ischémique transitoire qui nécessitent une prise en charge urgente. En cas de paralysie progressive, un syndrome de Guillain-Barré, le plus souvent réversible mais nécessitant des soins de réanimation, pourra être évoqué.

 

À quel moment consulter ?


Tout signe neurologique (paralysie, perte de sensibilité, baisse de la vision…) nécessite une consultation médicale en urgence. Certaines causes (accidents vasculaires en particulier) sont en effet réversibles, mais le succès thérapeutique dépend de la rapidité de diagnostic et d'instauration du traitement.

 

Que fait le médecin ?


L'examen médical par le médecin traitant et/ou le neurologue comprend un examen neurologique minutieux, à la recherche de signes de gravité de la sclérose en plaques mais aussi d'un autre diagnostic (diagnostic différentiel). Les examens complémentaires vont compléter la démarche diagnostique : examen ophtalmologique, scanner ou imagerie par résonance magnétique (IRM) pour préciser les lésions (visualisation des plaques de démyélinisation, topographie et étendue), ponction lombaire.
Ces examens permettent de confirmer le diagnostic et de déterminer la stratégie thérapeutique adaptée à l'évolution de la maladie : traitement de la poussée (corticoïdes essentiellement), traitement de fond de la maladie (immuns modulateurs ou suppresseurs comme l'interféron, anticorps monoclonaux…).

Des traitements symptomatiques ayant pour objectifs de réduire la gêne quotidienne font appel à des médicaments ou techniques actifs sur la gêne musculaire, les troubles urinaires, sexuels, ou encore la dépression.

 

Y a-t-il une prévention possible ?


La sclérose en plaques n'ayant pas de cause identifiée, aucune prévention n'est possible. Une polémique a récemment fait rage, incriminant le vaccin contre l'hépatite B dans l'apparition de nouveaux cas ou de nouvelles poussées de sclérose en plaques. Aucun lien de causalité n'a pu être mis en évidence. En revanche, tous les vaccins induisent une stimulation du système immunitaire et peuvent aggraver une poussée de sclérose en plaques ; il conviendra de mesurer le rapport bénéfice-risque.
Une hygiène de vie améliore le quotidien : éviter le stress, les conditions de chaleur (bains chauds, atmosphères confinées…).

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Les manifestations et l'évolution de la sclérose en plaques sont très variables d'un individu à l'autre. Il est ainsi important de noter les facteurs individuels d'amélioration ou d'aggravation comme les infections, les traumatismes…

Source/Auteur : Dr Gérald Kierzek
En collaboration avec le Dr Emmanuelle Tourel et le Dr Patrice Marie
Date : 17/09/2008






  source    http://www.santepratique.fr/sclerose-plaques.php



29/10/2008
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