Hépatite B: la vaccination reste recommandée pour les bébés et les enfants

Hépatite B: la vaccination reste recommandée pour les bébés et les enfants

PARIS - Les autorités sanitaires ont décidé de maintenir "à l'identique" les recommandations vaccinales contre l'hépatite B, après avoir examiné une étude qui aurait identifié chez l'enfant un risque accru de développer une sclérose en plaques après le vaccin Engerix B.

Le Comité technique des vaccinations (CTV) et le Haut conseil de la santé publique (HCSP) ont en outre demandé dans un avis rendu vendredi le "renforcement de la mise en oeuvre de la politique vaccinale", vu les faibles couvertures vaccinales en France.

L'étude menée par l'équipe du Pr Marc Tardieu (hôpital Bicêtre, AP-HP), qui n'a pas encore été publiée, confirme, dans sa partie principale, l'absence de lien entre vaccination et sclérose en plaques (SEP) chez l'enfant, déjà montrée dans deux précédentes études de la même équipe.

Mais une analyse sur un sous-groupe d'enfants malades fait apparaître un risque accru de survenue de SEP chez les enfants vaccinés par Engerix B, plus de trois ans après la vaccination.

Ces résultats, a estimé la Commission nationale de pharmacovigilance, "présentent la caractéristique d'un résultat fortuit", et "le rapport bénéfice/risque de la vaccination contre le VHB, quel que soit le vaccin, ne saurait être remis en cause sur la base de ce seul résultat".

Le HCSP a entériné ces conclusions et recommandé le maintien de la politique vaccinale, "telle que définie dans le calendrier vaccinal".

Aujourd'hui la vaccination est recommandée pour tous les enfants entre 2 mois et 13 ans (de préférence le nourrisson), ainsi que pour les groupes à risque (toxicomanes, personnes ayant des partenaires multiples). Elle est impérative chez les enfants nés de mère porteuse du virus de l'hépatite B et les professionnels de santé.

En France, la couverture vaccinale chez l'enfant est actuellement inférieure à 30% chez les nourrissons et de l'ordre de 40 % chez les pré-adolescents, alors qu'on atteint des chiffres supérieurs à 70-80% dans les pays voisins (Espagne, Italie, Allemagne...), selon les spécialistes.

Un moratoire avait suspendu en 1998 la vaccination en milieu scolaire en raison d'un éventuel risque accru d'exposition à la sclérose en plaques, portant un coup d'arrêt à la campagne massive lancée en 1994.

L'Institut de veille sanitaire estime le nombre d'infections au virus à quelque 2500 nouveaux cas par an, contre environ 30.000 au début des années 90, avant la mise en place de la vaccination des nourrissons et des enfants.

Le virus se transmet par voies sexuelle et sanguine, ou de la mère à l'enfant. Chez un patient sur 10, l'hépatite B évolue vers une forme chronique. 20% des personnes atteintes d'hépatite B chronique développeront une cirrhose et un tiers des patients ayant une cirrhose auront un cancer du foie.

(©AFP / 03 octobre 2008 19h56)                 source   Romandie News



04/10/2008
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