Gilenya (fingolimod) Fiche d'information :

Gilenya

(fingolimod)

Fiche d'information :

 

Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

Le fingolimod appartient à la classe des médicaments appelés modulateurs des récepteurs de la sphingosine-1-phosphate (S1P). Il s'utilise dans le traitement de la forme cyclique (poussées-rémissions) de la sclérose en plaques ou SEP.

Le fingolimod ne constitue pas un traitement curatif de la SEP, mais il aide à diminuer le nombre de poussées (les récidives), à réduire l'inflammation dans le cerveau (les lésions cérébrales mises en évidence par la technique de l'imagerie par résonance magnétique ou IRM), et à ralentir l'accumulation des problèmes physiques imputables à la SEP (l'évolution de la déficience). Les personnes qui l'utilisent n'ont généralement pas observé une réponse satisfaisante pour le moins à un autre traitement contre la SEP, ou leur organisme n'ont pas supporté d'autres traitements.

Le fingolimod exerce une action qui cause une diminution du nombre de globules blancs (les lymphocytes) dans le sang en les empêchant de se déplacer librement dans le corps. Quand une personne est atteinte de SEP, il y a lieu de penser que des lymphocytes qui parviennent au cerveau et à la moelle épinière causent l'inflammation qui joue un rôle dans la perte de la substance protective (appelée myéline) recouvrant normalement les fibres nerveuses et leur permettant de fonctionner convenablement. Le fingolimod peut empêcher ces cellules d'atteindre le cerveau et la moelle épinière.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées pour tous les troubles mentionnés dans cet article. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

 

Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose usuelle est 0,5 mg pris 1 fois par jour par la bouche avec ou sans aliments, mais avec un demi-verre d'eau.

Le fingolimod peut rester dans votre corps durant une période pouvant s'étendre jusqu'à 2 mois après la fin de votre traitement. Le faible nombre de globules blancs (le nombre de lymphocyte) peut également rester stable durant ce temps, et des effets secondaires pourraient tout de même survenir.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.

Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin. Si vous oubliez une dose, prenez la dose suivante comme prévu. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.

Conservez ce médicament à la température ambiante, à l'abri de la lumière et de l'humidité et hors de la portée des enfants.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

 

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

Chaque capsule au corps blanc opaque entouré de 2 bandes jaunes et à la coiffe jaune vif opaque portant l'inscription « FTY 0,5 mg » imprimée à l'encre noire contient 0,5 mg de fingolimod. Ingrédients non médicinaux : gélatine, stéarate de magnésium, mannitol, dioxyde de titane et oxyde de fer jaune.

 

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

Abstenez-vous d'employer ce médicament dans les circonstances ci-après :

  • une allergie au fingolimod, ou à l'un des ingrédients du médicament ;
  • une intense infection évolutive ou une infection évolutive chronique comme une hépatite ou la tuberculose ;
  • un affaiblissement du système immunitaire imputable à une affection (par ex. le syndrome d'immunodéficience) ou l'emploi de produits médicinaux ou de traitements qui freinent le système immunitaire (par ex. dans le cas d'un cancer ou d'une transplantation de moelle osseuse) ;
  • un cancer évolutif (sauf dans le cas d'un type de cancer de la peau appelé carcinome basocellulaire) ;
  • une grave maladie du foie.

 

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent.

Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui utilisent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes recevant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • un mal de dos ;
  • une toux ;
  • une diarrhée ;
  • une infection par un virus de la grippe à l'origine de symptômes comme un état de faiblesse générale, des frissons, des maux de gorge, un vague endolorissement musculaire ou articulaire, ou une fièvre ;
  • des maux de tête.

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne consultez pas votre médecin ou si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • des battements de cœur lents ;
  • des symptômes de bronchite comme une toux produisant l'expectoration de mucosités, une douleur thoracique ou une fièvre ;
  • des symptômes d'une infection imputable au virus Herpes (le zona ou l'herpès zoster) comme des cloques, une sensation de brûlure, une démangeaison ou de la douleur autour de la bouche ou des organes génitaux. D'autres symptômes peuvent se manifester comme une fièvre suivie d'un engourdissement, d'une démangeaison et de plaques rouges ou d'une éruption de vésicules s'accompagnant de douleurs intenses sur le visage ou le tronc ;
  • des symptômes de gastroentérite comme des vomissements, de la nausée, une diarrhée ou une fièvre ;
  • des symptômes d'œdème maculaire (une enflure de la zone située au centre de la rétine, membrane recouvrant la face interne de l'œil) comme des ombres ou des taches aveugles au centre du champ visuel, une vision floue ou des problèmes de perception des couleurs ou des détails ;
  • des symptômes de pneumonie comme une fièvre, une toux ou une difficulté respiratoire.

Cessez de recevoir le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

  • une encéphalopathie (les symptômes comportent de la confusion, un assoupissement, un changement de personnalité, des maux de tête, une paralysie, une élocution anormale ou des convulsions) ;
  • un trouble hépatique (les symptômes comportent de la nausée, des vomissements, une perte de l'appétit, une enflure ou de la douleur dans l'abdomen, de la fatigue, une démangeaison, le jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, ou une urine foncée) ;
  • une artériopathie oblitérante (les symptômes comportent un rhume, des douleurs dans les doigts ou les membres ainsi qu'une coloration anormale) ;
  • un accident vasculaire cérébral (les symptômes comportent de la faiblesse ou une perte de la sensibilité dans les membres ou le visage, des troubles de l'élocution, des maux de tête, des étourdissements, de la maladresse ou des problèmes de la vue) ;
  • une respiration difficile.

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.



Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

Fréquence cardiaque, troubles cardiaques ou pression artérielle élevée : le fingolimod peut causer un ralentissement de la fréquence cardiaque. Par conséquent, une surveillance médicale pourrait s'avérer nécessaire durant les 6 heures qui suivent la dose initiale donnée dans le cabinet d'un médecin ou une clinique. Le fingolimod peut aussi causer une élévation de la pression artérielle. En cas d'affection cardiaque ou de pression artérielle élevée, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Infections : le fingolimod peut accroître le risque d'infections. Si vous observez des signes d'infection comme une fièvre, une rougeur ou une enflure, communiquez avec votre médecin au plus tôt.

Épreuves fonctionnelles hépatiques : votre médecin peut également vous demander d'effectuer des analyses régulières ciblant la fonction hépatique pendant que vous prenez ce médicament.

Vaccins : les personnes qui n'ont jamais eu la varicelle ou qui n'ont pas été vaccinées contre la varicelle devraient se faire immuniser contre le virus (varicelle-zona) au moins 1 mois avant d'amorcer un traitement par le fingolimod. Durant un traitement par le fingolimod, et jusqu'à 2 mois après la fin de ce traitement, des vaccins contenant des virus vivants pourraient causer une des infections que la vaccination devrait prévenir, tandis que d'autres vaccins pourraient fournir une protection insuffisante. Discutez avec votre médecin des vaccinations dont vous avez besoin avant d'amorcer le traitement, et demandez-lui quels vaccins éviter durant le traitement.

Grossesse : ce médicament ne devrait pas s'employer durant la grossesse. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement. Les femmes d'âge fertile devraient adopter une méthode de contraception fiable pendant qu'elles emploient le fingolimod et durant les 2 mois qui suivent le traitement.

Allaitement maternel : ce médicament pourrait passer dans le lait maternel. Les mères qui emploient le fingolimod ne devraient pas allaiter en raison de la possibilité de survenue d'effets secondaires d'une grande gravité pour leurs nourrissons.

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants.

 

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre le fingolimod et l'un des agents ci-après :

  • les antifongiques (par ex. le fluconazole, l'itraconazole, le kétoconazole) ;
  • les antiasthmatiques (par ex. le salbutamol) ;
  • les bêtabloquants (par ex. l'aténolol) ;
  • les antagonistes du calcium (par ex. le diltiazem, le vérapamil) ;
  • certains antibiotiques (par ex. la clarithromycine, l'érythromycine) ;
  • certains médicaments anti-VIH (par ex. l'indinavir, le saquinavir, le ritonavir) ;
  • les corticostéroïdes (par ex. la prednisone) ;
  • la digoxine ;
  • les médicaments indiqués pour les troubles cardiaques ou une pression artérielle élevée ;
  • les régulateurs du rythme des battements de cœur comme la quinidine, le procaïnamide, l'amiodarone ou le sotalol ;
  • les suppresseurs ou modulateurs du système immunitaire, notamment les médicaments utilisés dans le traitement d'un cancer ainsi que d'autres médicaments contre la SEP (par ex. un interféron bêta 1b, l'acétate de glatiramère, le natalizumab et la mitoxantrone) ;
  • les vaccins.

Si vous employez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin peut vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments,
  • remplacer l'un des médicaments par un autre,
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux,
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.

 

 

 

source: http://sante.canoe.com/



16/08/2011
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 101 autres membres