Un ARN non codant régule la différenciation des cellules TH-17 et est associé à la pathogénie de la SEP. Tout sur les cellules TH17
Un ARN non codant régule la différenciation des cellules TH-17 et est associé à la pathogénie de la SEP.
Le lymphocyte T Helper 17 (TH17), cellule du système immunitaire, exerce un
effet proinflammatoire par l'intermédiaire des cytokines (molécules spécifiques)
qu'il sécrète, notamment l'interleukine 17 (IL17) et intervient dans les
maladies auto-immunes, telles que la SEP. De nombreux facteurs sont connus pour
réguler la différenciation du lymphocyte TH17. Néanmoins le rôle des microARN
est peu connu (ARN non codant ayant un rôle répresseur sur la synthèse d'une
protéine). Dans cette étude, les auteurs ont identifié un microARN, dont
l'expression est hautement corrélée avec la sévérité de la maladie chez les
patients SEP ainsi que chez les souris EAE, modèle animal de SEP. Des études
in vivo, réalisées chez les animaux EAE, ont montré que la
surexpression de ce microARN entrainait une augmentation des cellules TH17 et
une expression plus sévère de la maladie, alors que son absence d'expression
conduisait à une diminution du nombre de cellules TH17 et à une expression plus
modérée de la maladie.
En conclusion, cette étude montre le rôle critique
d'un facteur régulateur dans la différenciation des cellules T Helper 17 et dans
la pathogénèse de la SEP.
source: http://www.arsep.org
source: http://www.quotimed.com
Découverte en 1993.
IL-17 est produite par les cellules
T helper (Th)-17, sous-groupe des cellules T IL-23
(membre de la famille
IL-12).
IL-23 est produite
par les cellules dendritiques et les macrophages en réponse à la
stimulation due aux bactéries Gram - et Gram + via les Toll
Like Recepteurs 4 et 2 ; c'est un promoteur de la production d'IL-17
; elle est nécessaire à la différenciation des cellules
T productrices d'IL-17.
La famille IL-17 comprend plusieurs membres, IL-17 aussi appelée IL-17A
mais aussi des formes B, C, D, E (renommée IL-25) et F.
On sait peu de choses sur les cellules productrices
d'IL-17 dans le poumon humain ; elles jouent sans doute un rôle important
dans les systèmes
de défense de l'hôte et dans l'auto-immunité, à l'interface
entre l'immunité
innée et
adaptative.
Selon la théorie de Mossmann et Coffman,
l'immunité adaptative est marquée par la différentiation
de cellules T CD4 naïves en :
groupe
Th 1, producteur d'IFN-γ et
régulateur de la réponse immunitaire cellulaire ; la différenciation
est initiée par IFN-γ et
IL-12 produits par les cellules
dendritiques activées ; on considère que leur action est
centrée sur la défense contre les pathogènes intra-cellulaires
(bactéries, virus, certains protozoaires) ;
groupe
Th 2, développé contre les infections parasitaires, régulateur
de la réponse immunitaire humorale
et des réactions allergiques ; il se caractérise
par la production d'IL-4, IL-5 et IL-13.
Il s’y ajoute maintenant la sous population Th-17 caractérisée par l’expression sélective du facteur de transcription RORγt.
Dans le poumon, IL-17
est
retrouvée dans le liquide de lavage bronchiolo-alvéolaire
après une exposition aux poussières organiques,
contribue à l'accumulation
de cellules inflammatoires (neutrophiles et macrophages) indispensables à la
défense de
l'hôte ; elle agit
de manière indirecte en induisant la production de cytokines pro-inflammatoires
par les cellules de structure résidentes du poumon, et surtout de chimiokines telles que CXCL1, CXCL6 et CXCL8,
induit la libération d'IL-6 par
les cellules épithéliales
des voies aériennes.
IL-6 intervient sur la différenciation des cellules Th-17 ce qui constitue
un mécanisme de feedback positif susceptible de perpétuer l'inflammation,
peut avoir un rôle dans l'accumulation de macrophages induite par
les allergènes,
contrôle
la concentration locale d'enzymes protéolytiques (élastase
des neutrophiles, myélopéroxydase) ; elle pourrait donc jouer
un rôle
important dans le remodelage
tissulaire,
la myélopéroxydase étant capable de cliver les protéines de structure
comme le collagène et l'élastine, et dans l’asthme sévère et la BPCO où
une inflammation neutrophilique est observée,
a
une capacité de mobilisation des mucines.
source: http://www.respir.com





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